A la recherche du meilleur jeune puerh


La personne qui a mis tout cela en ligne nous a gentiment proposé de partager 15 échantillons de ce puerh aux premières personnes qui en feraient la demande. Cela m'a donné l'idée suivante: proposer mon puerh sauvage d'Yiwu de 2003 aux mêmes personnes pour qu'elles votent lequel est le meilleur des 2. Des 3 devrais-je dire, car un autre revendeur a également relevé de défi en proposant un autre jeune puerh: le 2001 Green Big Tree de la firme Menghai, le même que le premier, mais deux années plus jeunes.

Comme règle du jeu, chaque fournisseur d'échantillon n'a pas le droit de voter, mais on s'est quand même envoyé nos échantillons réciproques pour pouvoir faire des découvertes. Et samedi dernier, ayant reçu tous les échantillons, j'ai enfin pu faire cette dégustation de compétition avec 3 bols.

Sur la gauche, le 1999, en provenance des USA. On sent qu'il est assez sec d'ailleurs. Surtout comparé au 2001 de Guangzhou en Chine. Celui-ci avait des odeurs de cave, comme s'il avait maturé en milieu très humide. Le goût en devint même amer. Et à droite mon Yiwu de 2003, le plus jeune et le plus clair.
Au risque d'apparaitre ridicule en disant cela, personnellement, il n'y a pas eu photo: mon puerh d'Yiwu est clairement le meilleur des trois si l'on considère des critères objectifs de qualité des feuilles, de pureté du goût, de non astringence... Il est d'une classe clairement supérieure. Je ferais mieux de les comparer à mon Yi Wu sauvage de 2001.

Je n'écris pas cela pour fanfaronner ou pour dénigrer. Après tout, ma galette de 2003 est d'un prix relativement élevé, et l'on me demande souvent si ce prix est justifié ou non. Prenons l'exemple du Oolong: les oolongs vainqueurs de compétitions de thé atteignent des sommes astronomiques (400,000 à 1 millions de dollars Taiwanais par jin, soit 10,000 à 22,500 euros les 600 grammes pour les plus récentes enchères). Or, ils sont peut-être juste deux ou trois fois meilleurs que les oolongs normaux (selon Teaparker qui a eu la chance d'en goûter). C'est la rareté qui pousse les prix de ces oolongs vers le haut. Si mon puerh sauvage d'Yiwu de 2003 coûte plusieurs fois ce que coûte d'autres galettes crues, c'est bien à cause de la différence de qualité, pas parce qu'il y a un effet de rareté (il n'est pas inépuisable non plus: seuls 1428 lots de 7 galettes ont été faits pour mon Yiwu).

La différence de qualité est assez claire pour moi, mais je sais qu'elle n'est pas forcément évidente pour les fans assidus de puerh. Comme il est tellement pur et fin, il n'a pas les fortes notes de fumé que certains apprécient chez les puers. Et comme il est encore jeune, il n'a pas encore acquis la rondeur, le moelleux des puerhs plus âgés.

Le vote n'est pas encore clos et je vous donnerai les résultats dans un mois environ. Mais j'ai pu voir que le premier votant a voté pour mon Yiwu sauvage!



Taken from http://teamasters.blogspot.com/

No comments:

Post a Comment